Viggo News

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Viggo Interview in Premiere


Source: Premiere.
Found By: Chrissie
Many thanks to Chrissie for bringing us this interesting interview.
Quote:

Viggo Mortensen: "Je sais que je pourrai revoir Loin des hommes dans 20 ans et en être toujours fier"

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© One World Films.
by Damien Leblanc

Rencontre avec l'immense Viggo autour du western dans l'Algérie en guerre de David Oelhoffen.

Dans Loin des hommes, adaptation par David Oelhoffen d'une nouvelle d'Albert Camus (L'Hôte, publiée dans le recueil L'Exil et le Royaume), Viggo Mortensen joue un instituteur français d'origine espagnole qui vit en Algérie au moment où démarre la guerre. Pour ce film sur lequel il s'est aussi engagé en tant que coproducteur, le comédien joue pour la première fois en français, mais aussi en arabe. Il parle ici de sa collaboration avec Reda Kateb, de son attachement à Albert Camus et de sa vision du star-system.

Vous dites souvent que le métier d'acteur permet d'apprendre continuellement et de rester en éveil. Qu'est-ce que Loin des hommes vous a appris?

Tant de choses. L'arabe, déjà. A mieux parler le français ensuite. Mais aussi l'Histoire de l'Algérie, l'Histoire de France, celle du XXème siècle. J'ai découvert les paysages de l'Algérie, les montagnes de l'Atlas, je me suis davantage familiarisé avec la pensée d'Albert Camus, écrivain et homme juste que j'admirais déjà avant le projet. L'idée était que mon personnage, Daru, soit un peu comme Camus et qu'il fasse l'effort de prendre des bonnes décisions chaque jour.

Votre personnage est forcé à se positionner alors qu'il a toujours aimé naviguer entre différentes cultures. C'est aussi ça qui vous a attiré?
Oui, je crois que tout bon drame parle d'hommes ordinaires plongés dans des situations extraordinaires. Daru est un être compliqué, il est à lui seul un mélange de cultures et de langues, il vit en Algérie, dans la même région que Mohamed, le personnage de Reda Kateb, mais il a des parents andalous et sa langue maternelle était l'espagnol avant qu'il n'apprenne le français à l'école. Il a été soldat de la France Libre pendant la deuxième guerre mondiale puis il enseigne désormais à des enfants algériens. Camus a écrit dans Les Justes que « C'est tellement plus facile de mourir de ses contradictions que de les vivre ». Je suis totalement d'accord avec ça.

Le réalisateur David Oelhoffen présente le film comme un western. Vous avez déjà tourné dans plusieurs films qui flirtent avec le genre, comme Appaloosa ou Jauja(qui sortira en France le 29 avril 2015, ndlr).
Je n'aime pas beaucoup classer les films en genres mais on peut dire que le film de Lisandro Alonso, Jauja, est une sorte de western existentiel, oui. Loin des Hommes et Jauja ont en commun des décors de western et décrivent chacun à leur manière une situation coloniale où les Européens entrent dans un paysage déjà habité par d'autres populations en cherchant, jusqu'à un certain point, à imposer leur culture.

Le duo que vous formez avec Reda Kateb occupe le coeur du film. Comment s'est passée cette collaboration?
Pour un tel projet, c'était très important d'avoir un bon comédien en face, quelqu'un avec qui on puisse communiquer par les gestes, par le regard. J'ai eu beaucoup de chance de travailler avec Reda car le courant est bien passé, et j'estime que le bon rapport humain entre les acteurs constitue la base d'une interprétation réussie. La façon dont mon personnage et le sien arrivent à réagir l'un à l'autre vient de notre entente sur le plateau.

Daru aimerait s'extraire du tumulte du monde, mais il est contraint de prendre des décisions fortes. Est-ce que cette idée d'engagement anime aussi vos choix de comédiens?
J'aime établir des liens avec les gens, je préfère ça plutôt que d'être en conflit avec eux. Pour ça, il faut chercher à comprendre les autres, il faut du temps pour s'écouter, pour vivre ensemble, pour voyager et voir d'autres cultures. Pour Loin des hommes, j'ai relu tout ce que je connaissais déjà d'Albert Camus, mais j'ai aussi découvert sa correspondance avec René Char et j'ai lu ce qu'il avait écrit en tant que journaliste en Algérie avant la deuxième guerre mondiale. C'était très éclairant pour moi.

On ne peut pas s'empêcher de voir un peu d'Aragorn dans votre personnage, de sa noblesse et sa lucidité, qui s'exercent là aussi dans des paysages naturels majestueux.
Je comprends qu'on fasse des connexions entre mes films et ça ne me dérange pas. Les spectateurs penseront à Aragorn jusqu'à la fin de ma vie, parce que la trilogie de Peter Jackson était un phénomène culturel et cinématographique mondial. Ca m'a donné beaucoup d'opportunités, notamment celle de travailler avec David Cronenberg ou de jouer le Capitaine Alatriste. On a besoin d'un peu de chance dans la vie mais il faut bien ensuite gérer les opportunités qui arrivent.

Vous éditez des poèmes et faites de la peinture. Est-ce que vous aimeriez désormais réaliser des films?
J'avais écrit un scénario il y a quinze ans, c'est un film que je voulais tourner au Danemark mais je n'ai pas trouvé l'argent nécessaire. J'en ai écrit un autre depuis, qui est lui aussi une sorte de western. On va voir comment ça évolue. Mais j'ai appris en travaillant avec David Oelhoffen que si on a vraiment envie de faire un film, on doit aller au bout et ne pas se poser mille questions. On trouvera toujours les moyens pour le réaliser si l'on y croit vraiment, et on doit prendre le temps de bien se préparer si l'on souhaite que le résultat soit à la hauteur. Et je pense qu'il faudrait que j'arrête le travail d'acteur pour trouver la concentration et l'énergie nécessaires.

Quel regard portez-vous aujourd'hui sur Hollywood, auquel vous restez extérieur?
Il y a toutes sortes de réalisateurs, de comédiens et d'histoires qui se tournent aux Etats-Unis, on n'y produit heureusement pas un seul genre de films. Hollywood c'est avant tout une idée, plus qu'un lieu. Il y a de grands réalisateurs aux Etats-Unis, mais aussi en France, en Espagne, partout. Moi je suis prêt à travailler avec un réalisateur quelle que soit la langue ou le pays d'origine du film, c'est vraiment le sujet qui m'importe et il faut que ce soit un film que je serais curieux de voir au cinéma.

Vous êtes beaucoup sollicité par des grosses productions hollywoodiennes, pour jouer par exemple un méchant dans un film de super-héros?
Ca m'arrive oui. Mais quand je dis oui à un film indépendant et singulier comme Loin des hommes, ça prend du temps pour réunir les financements, l'équipe technique. La préparation de films comme Loin des hommes ou Jauja peut aller jusqu'à deux ou trois ans, et pendant ce temps j'ai reçu des propositions pour de gros films que j'ai préféré décliner. Car j'ai l'habitude de rester jusqu'à la fin d'un projet même si ça me fait perdre des opportunités. Je comprends bien qu'il y a des conséquences et qu'on risque de m'oublier si je ne fais pas un film à très gros budget au bout de quatre ou cinq ans. Mais je gagne beaucoup plus de choses que je n'en perds au final. Je sais par exemple que je pourrai revoir Loin des hommes dans vingt ans en sachant que c'est un bon film qui valait la peine d'être fait, et dont je peux être fier.

Loin des hommes possède en effet un propos et une structure très universels, comme hors du temps.
Oui, et j'espère que le film va plaire en France. C'est déjà une victoire que Loin des hommes ait pu être montré à Alger et à Marrakech. On a aussi vendu le film en Israël et à plusieurs pays arabes. Je crois que c'était la façon de penser de Camus, il est important de créer des liens pour que les gens essaient de se comprendre. Ce qu'on voit dans Loin des hommes peut faire penser à ce qui se passe actuellement en Syrie, ou bien à l'Egypte, au Liban, à l'Irak, à la situation entre Israël et la Palestine, ainsi qu'à l'Histoire de la France et de ses rapports avec l'Afrique et le Moyen-Orient. C'était essentiel de faire un film qui prend ainsi comme toile de fond la Guerre d'Algérie mais qui n'est pas une œuvre idéologique. Car le film traite avant tout des thèmes de l'amitié et de la compréhension et ce sera très intéressant pour moi de voir les réactions critiques et publiques dans les différents pays où le film sera projeté.

© Premiere.fr. Images © One World Films.

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New Loin des Hommes Extract


Source: YouTube.
Found By: Chrissie
Thanks to Chrissie for this clip from Pathe.



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Viggo Interview for Be Magazine


Source: YouTube.
Found By: Chrissie
Chrissie brings us this interview (in French):

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Iolanthe's Quotable Viggo




One of the great pleasures over the last few months has been watching Jauja woo critics and audiences around the globe. It won the International Critics Prize at Cannes and has just been nominated for Best Argentinian Film by the Argentinian members of the International Federation of Film Critics. The fact that it has now been shown at so many festivals is a testimony to the huge interest in the film, which has been universally well received. [B] There has been a lot more to say about Jauja
since I last looked at the film in an April Quotable. Definitely time for an update![/B]





'Jauja is not a place, it's more than that, it's an idea. It's an impossible idea or feeling of contentment, satisfaction, tranquillity. It could be anything...'


Viggo Mortensen
Jauja: Interview with Viggo Mortensen
by Pamela Jahn
Electric Sheep
16 October 2014




What´s good about it is that it´s a mysterious, different word that provokes questions and may be a little confusing - exactly what happens to "Captain Dinesen" in our story.

Viggo talking about the title 'Jauja'
Something Material
By Viggo Mortensen, Fabián Casas and Lisandro Alonso - translated by Ollie, Rio and Zoe
Sobrevueloscuervos.com
31 May 2014




What past did you invent for this Captain Dinesen?

I took things from another Dinesen. A writer and adventurer who also went to the New World at the end of the 19th century. A hunter, he was the father of Isak Dinesen whose real name was Karen Blixen.

Viggo Mortensen: Film and Soccer Activist
By Horacio Bilbao - translated by Ollie and Zoe
Clarín.com
27 November 2014




'...the Danish that I spoke with my daughter in the film, being quite a simple man, a man from the countryside of Denmark, I chose to speak it like my Danish grandfather who was a guy from the country, intelligent, but who had quite a simple and formal way of speaking, in a very correct way.'

Viggo Mortensen
We speak in Cannes with Viggo Mortensen about Jauja, his second Argentinian experience
By I. J. - translated by Ollie and Zoe
Noticine.com




'Dinesen is a surveyor and scientist, very northern European, very rational, everything has to have a logical explanation. But then he is also a guy who wears a sword and boots with heels and furs while walking through rocks, which is ridiculous – a bit like Don Quixote. Don Quixote is also both serious and specific. And in that way my character is very determined – like if you are going to do a job, you might as well do it correctly, and in a timely fashion. And if someone says, 'Well, we're having tea at 4.30pm on Tuesday', you say, 'Well, I'll be there'. But it's Argentina, so whoever you were going to meet might turn up on Wednesday, or maybe he doesn't.'

Viggo Mortensen
Jauja: Interview with Viggo Mortensen
by Pamela Jahn
Electric Sheep
16 October 2014




"The Danes were involved in two wars in the 1800s: in 1848 and 1864. For my role, I found a uniform from this 1848 war, as well as a sabre from this war, and a double-medal for a man who served in both wars. This medal was very important. Most of the people back then were farmers, but they would be out with the pigs, with their medals, that is how important these medals were."

Viggo Mortensen
A Conversation with Viggo Mortensen at Cannes
Karin Luisa
Huffington Post
21 May 2014




"...there's a particular sort of irony in Danish humor and sort of physical humor also that the Danes are really going to get — more so than other people because it's very particular."

Viggo Mortensen
Cannes Watch: Mortensen' s linguistic challenge
Associated Press
21 May 2014




The actor acknowledges that working with a director known for his off-the-grid methods – such as using primarily with non-professional actors – was a bit of an adjustment. "It took a little getting used to," he says. "For one scene I asked Lisandro who was doing the continuity on the set, and he asked me, 'What's that?' The way he works, he's never had to worry about things like that before."

Adam Nayman
Globe and Mail
9 September 2014




Lisandro Alonso says that, during the shoot, you'd knock on his door at 7:30 in the morning to suggest ideas to him. Are you an interventionist actor who constantly contributes ideas?

Yes, you have a limited window of time to say something that you hope lasts and you have to make the most of the opportunity. And with an open director, like Lisandro, it's much easier. He can make use of whatever he likes.

Viggo Mortensen: "People don't think of me only as Aragorn."
By Àlex Montoya - translated by Ollie and Zoe
Fotogramas
23 September 2014




"Viggo is incredible. He has the triple role of actor, producer and musician and along with that, he was thinking about how to improve the film 24 hours a day. In addition he rigorously corrected every French, English and Danish subtitle."

Lisandro Alonso
The Lord of the Roles
By Pamela Biénzobas - translated by Ollie and Zoe
In-LAN 2014




'It was interesting to work with a director who does long shots, without being afraid of the calmness and the length of time: in front of the camera, everything you do becomes interesting. It's the first time that he was using professional actors, but in the film, we don't look like actors, we just look like people. People who are having real experiences. In these conditions, it's impossible to make a mistake. It's a strange feeling as an actor. What you do will be in the film. That gives you confidence and peace of mind.'

Viggo Mortensen: "If The Lord of the Rings can win 12 Oscars, I don't see why Avatar wouldn't win the Oscar for best film."
By Eric Vernay - translated by Donna Marie
Premiere (France
21 May 2014




'...finding myself with a small team in the middle of nowhere, in the superb landscape I knew because I spent my childhood there, it made me happy. And it was liberating.'

Viggo Mortensen: "If The Lord of the Rings can win 12 Oscars, I don't see why Avatar wouldn't win the Oscar for best film."
By Eric Vernay - translated by Donna Marie
Premiere (France
21 May 2014





"It was a crew of about ten people walking over the rocks. We were all tired but we had a lot of fun. By nightfall, since we were 150 km from the internet and telephones, we made a little fire, an asado [grilled meat], we talked... It was a family experience."

Viggo Mortensen
The Lord of the Roles
By Pamela Biénzobas - translated by Ollie and Zoe
In-LAN
August 2014




I take a seat among my compatriots Ghita and Viilbjørk. People laugh several times, the Danes the most. It's because the film, besides being beautiful and profound, has very Danish humor, dry and ironic. Dinesen is a kind of Scandinavian Quixote. At the end, there's a prolonged silence in the theatre and then loud applause begins. To see the movie finished with image and sound for the first time has been moving. I feel very proud of what we just finished presenting.

Viggo talking about the Cannes Premier
Something Material
By Viggo Mortensen, Fabián Casas and Lisandro Alonso - translated by Ollie, Rio and Zoe
Sobrevueloscuervos.com
31 May 2014




"When we went up on the stage for the presentation, for a moment I thought like a producer and told myself, "I'm going to try to explain, to orient [the audience]. But then, I reconsidered - no, we're going to continue doing silly stuff and have fun. If you have to explain it, it's not worth it. It has to reach you or it doesn't."

Viggo Mortensen on receiving the International Critics prize
The Lord of the Roles
By Pamela Biénzobas - translated by Ollie and Zoe
In-LAN
August 2014




Alonso creates moments of absolute beauty, where in a single shot - square, like in the oldest and most noble films - suspense and horror are manifest...

Jauja Review
Leonardo D'Espósito
Perfil.com
27 November 2014




For me, Jauja is a film that attempts to comment on just how small our existence is in the scope of time and space, but there are many interpretations to be made, which is what makes Jauja a challenging but rewarding experience.

Jauja Review
Rowe Reviews
9 November 2014




....a beautiful, mystical, intoxicatingly wonderful film.

Paddy Mulholland
Awards Daily
20 October 2014




I never enjoyed a collective effort more than I did during the ultra-creative, multilingual collaboration we experienced as a team in those beautiful natural landscapes deep in Argentina.

Viggo Mortensen
Something Material
By Viggo Mortensen, Fabián Casas and Lisandro Alonso - translated by Ollie, Rio and Zoe
Sobrevueloscuervos.com
31 May 2014




You will find all previous Quotables
here.



© Viggo-Works/Iolanthe. Images © 4L Productions.

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Viggo and Reda Interview


Source: Allocine.
Found By: Chrissie
Thanks to Chrissie for this interview about Loin des Hommes at Allocine.


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Last edited: 21 January 2015 14:33:37