Iolanthe's Quotable Viggo

Viggo News

Jump to page:
RSS feed for this page
Print View Link to this newsitem

Viggo Mortensen dans la peau du Dr Freud


Source: LeSoir.be.
Found By: Dom
Our thanks to Dom for surfacing this nice piece from the Belgian Le Soir.
Quote:

Viggo Mortensen est au centre du film A Dangerous method, sur la naissance de la psychanalyse et la relation entre Freud et Jung. C'est la troisième fois que David Cronenberg le dirige. De notre envoyé spécial au Festival de Venise, Nicolas Crousse.

001admfr.jpg
© AFP.
NICOLAS CROUSSE
dimanche 04 septembre 2011, 15:56

Deux jours plus tôt, Philip Seymour Hoffman, assurément l'un des tout grands acteurs de notre époque, nous confiait dans un couloir vénitien de l'hôtel Excelsior combien il considérait Viggo Mortensen comme l'un des maîtres de la profession. Un point de vue totalement partagé. L'acteur américain, formidable chez Sean Penn (Indian runner), Peter Jackson (Le Seigneur des anneaux) ou bien sûr chez Cronenberg, avec lequel il travaille pour la troisième fois, après History of violence et Eastern promises, est un garçon aussi intelligent que diablement sympathique.

Dans A Dangerous Method, présenté ce week-end dans la compétition d'une Mostra de haut niveau, qui a salué les films de Marjane Satrapi et Vincent Paronnaud (Poulet aux prunes), Steve McQueen (Shame) et Emmanuele Crialese (Terraferma), le citoyen désormais madrilène enfile le costume de Sigmund Freud. Sans jamais verser dans le ridicule, ni décrédibiliser le personnage. Mais en lui donnant une épaisseur romanesque, tout en restant constamment dans la retenue. C'est la troisième fois que nous rencontrons l'homme. La première, c'était en 2005 au Festival de Gand. Un grand moment, doublé d'une vraie rencontre. L'homme ne nous a jamais déçu. Voici son interview.

Pour l'avoir beaucoup fréquenté par la procuration de la fiction, comment définiriez-vous « votre « Freud ?

Il y a tant à dire. Il écrivait si bien. Il disait par exemple : « partout où je vais, un poète est passé avant moi. « Ce n'était pas qu'un scientifique. Pas qu'un excellent professeur, doué d'un sens didactique remarquable. Mais aussi un homme de lettres important de son temps, et qui l'est resté jusqu'à aujourd'hui. Sa langue était belle, et pleine d'images percutantes. C'était aussi un grand communicateur, conscient de l'importance des relations publiques. C'était un drôle de mélange. Il avait ces idées révolutionnaires, touchant à la sexualité. Et par ailleurs, chez lui, c'était un homme très old-fashioned, vivant dans un lieu cossu et bourgeois, habillé plutôt à l'ancienne.

Diriez-vous, avec Freud, que tout est lié dans la vie au sexe ?

Non, je ne pense pas. Mais je crois qu'il lui a accordé beaucoup d'attention en raison de l'époque où il vivait. Freud a grandi dans le Vienne du dix-neuvième siècle, et les femmes étaient alors prises dans un corset social, qui ne facilitait pas leur épanouissement.

Cette obsession ne révélait-elle pas surtout, comme le suggère dans le film le docteur Otto Gross, le problème sexuel... de Freud ?

C'est une citation comique, dans le film. Mais franchement, je ne sais pas. Mais après tout, il avait une grande famille, alors ça veut peut-être dire quelque chose.

C'est le troisième film que vous tournez avec David Cronenberg. Quel est le secret de cette association artistique ?

Il vous donne beaucoup de liberté. Tout en étant quelqu'un de très précis. On entretient tous deux une vraie relation de confiance. Chacun de ses films est très personnel. Les cinq premières minutes sont toujours perturbantes. On se demande si on va entrer dedans. Et puis subitement, sans qu'on y ait fait attention, on est dedans ! En apparence, ce film-ci est plus traditionnel, plus formel. Ce n'est qu'une apparence, si vous le regardez attentivement. C'est un auteur. Il vous invite chaque fois à pousser la réflexion. Dans mon film précédent avec David, c'était plus la gestuelle qui comptait chez mon personnage (Eastern promises). Ici, c'est le verbe. Le mot « est « la gestuelle.

Le film insiste sur la fragilité qui peut s'installer dans une analyse entre un docteur et son patient. Et cette fragilité peut contaminer l'un comme l'autre, non ?

Je le crois. Toute confession intime touchant aux sensations et aux peurs est toujours dangereuse. Mais idéalement, une psychanalyse ne doit pas avoir de conséquences négatives, comme celle-ci. Face à un problème profond, Jung proposerait un traitement de guérison. Freud se refuserait à cela, mais dirait par contre que l'analyse peut aider le patient à être plus conscient, et à se servir de cette conscience pour faire bataille à ses propres névroses et retrouver un début de contrôle. Faire la paix, en somme, entre désirs et contrôles. La base de tout est dans la parole et l'écoute. Freud avait une approche scientifique, Jung était sur un niveau plus religieux, spirituel.

Les correspondances occupaient beaucoup Freud et Jung. On n'écrit plus beaucoup de lettres, aujourd'hui. Vous non plus ?

Si, je le fais encore. Et quand je le fais, j'ai des gens qui s'étonnent d'en recevoir. Ça devient rare. Presque exotique. Mais j'aime ça, oui.

© Rossel & Cie. S.A. - lesoir.be - Bruxelles 2011. Images © AFP.

Print View Link to this newsitem

Telluride 2011: 'A Dangerous Method,' Particularly Keira Knightley's Performance, Proves Divisive


Source: The Hollywood Reporter.
Found By: Lindi
Our thanks to Lindi for surfacing this piece from Telluride mentioning Viggo's Oscar chances. (Here we go again.)
Quote:

David Cronenberg's latest film tells the story of a woman who came between Carl Jung and Sigmund Freud

admps02.jpg
© Hanway/Lago.
On Sunday evening, I caught the second Telluride Film Festival screening of David Cronenberg's A Dangerous Method, one of Sony Pictures Classics' big awards hopefuls this year, which had its world premiere a few days ago in Venice Film Festival, then made its stateside debut here late on Saturday night, and will head across the border to the Toronto International Film Festival later this week. Reaction to the film in both Venice and Telluride, thus far, has been decidedly mixed, but its fate should be determined once and for all after it is shown to the much larger audiences of moviegoers and critics in Toronto.

The film revolves around the little-known but apparently true story of Sabina Spielrein (Keira Knightley), a troubled young Russian woman who came between two of the great early psychoanalysts, Carl Jung (Michael Fassbender) and his older role model, friend, and "father-figure" Sigmund Freud (Viggo Mortensen), potentially jeopardizing the movement for which they had both worked so hard just as it was beginning to take hold.

The story was first told in John Kerr's 1994 book A Most Dangerous Method, and then became a passion project of acclaimed playwright/screenwriter Christopher Hampton, who had previously won the best adapted screenplay Oscar for Dangerous Liaisons (1988) and would be nominated for it again for Atonement (2007). In the mid-nineties, Hampton was commissioned to adapt that book into a screenplay, but the project collapsed so he turned it into a play at London's National Theatre, after which Cronenberg approached him about a new movie version.

Like all Cronenberg films, it is gorgeously shot, strongly acted, and a bit twisted. It's slower-paced and less gripping than his two most recent films, A History of Violence (2005) and Eastern Promises (2007), but it's still interesting and engaging enough.

Reaction to Knightley's performance has been deeply divided -- she opens the film in a hysterical state that some have found to be a bit over-the-top, and her Russian accent has been dogged on, too -- but I was impressed by the fact that the A-list beauty and perennially underappreciated actress was willing to be so vulnerable on camera (she also has several scenes in which she is partially nude), and I think that she could connect with enough people to score an Oscar nod... that is, if SPC and she are willing to swallow their pride and push her in supporting (which looks wide-open this year) instead of lead (which is absolutely packed).

Fassbender, meanwhile, is certainly having a "moment," between this film and Shame, which is also stirring up buzz on the festival circuit. Even at this early stage of his career, it is clear that the 34-year-old is a chameleon of an actor who will be around for a long time. He has played everything from a skeletal hunger striker in Hunger (2008) to an iconic literary character in Jane Eyre (2011), and can now add 19th century thinker and 21st century sex addict to his list of credits.

Mortensen -- who has become Cronenberg's muse, of sorts, having also starred in his last two pictures -- is one of the most understated and magnetic actors working today. Apparently, he only joined this production as a favor to Cronenberg after another actor dropped out of the part and shot all of his scenes in just a few days, and without having the amount of time that he usually has to prepare. If true, that makes his performance all the more impressive. As SPC co-chief Michael Barker told me on Saturday night, "Who would have imagined that Freud was so charismatic? But the film makes you realize that he had to have been."

Vincent Cassel and Sarah Gadon are only in the film for a few minutes each, but also do a nice job in their respective parts.

At the end of the day, in a year in which only five best picture nominees are guaranteed, I have my doubts about the film's prospects in the top category. Cronenberg has never been Oscar-nominated for directing, even for more widely-accessible films than this one, so I think he may be out of luck, as well. Hampton is certainly highly-regarded and should have a shot at another best adapted screenplay nod. Fassbender's performance, despite being very good, is probably not showy enough to crack the best actor race. So, in my estimation, the film's best awards hopes rest with Mortensen for best supporting actor (I'd say he has a decent shot) and Knightley (that is, if she goes supporting instead of lead).

© 2011 The Hollywood Reporter. Images © Hanway/Lago.

Print View Link to this newsitem

Videos from Venice


Source: Getty.
Found By: Eriko



Our thanks to Eriko for the find.

Getty has some interview videos of Viggo.


© Getty.

Print View Link to this newsitem

Viggo Mortensen: «Cuando Mourinho habla no sabes si es cálculo o locura»


Source: ABC.es.
Found By: Dom
Our thanks to Dom for bringing this one to us. Another interview of Viggo in Spanish, from ABC.es.
Quote:

BEl intérprete neoyorquino se pone por tercera vez a las órdenes de David Cronenberg en «Un método peligroso», presentada en Venecia y en la que da vida a Sigmund Freud

Viggo Mortensen, en la Mostra de Venecia
Viggo Mortensen, en la Mostra de Venecia.
© ABC Periódico Electrónico S.L.U..
GLORIA SCOLA / VENECIA
Día 05/09/2011 - 06.19h

Mantener una charla con Viggo Mortensen (Nueva York, 1958 ), aquél que maravilló en «El señor de los anillos», «Una historia de violencia» y «Promesas del Este» resulta siempre un placer. Ya sea en español --pasó su infancia en Argentina-- o en inglés. Sobre cine, fútbol o Sigmund Freud (1856-1939), personaje al que encarna en «Un método peligroso», del canadiense David Cronenberg y que ha sido recibida en Venecia con calurosos aplausos. En una casona del Lido y en plena euforia festivalera, con Mortensen da gusto psicoanalizarse.

--Para interpretar a Sigmund Freud en «Un método peligroso» no solo ha contado con su correspondencia, sino que, además, ha rodado en Viena, en su casa.

--Sí, y David (Cronenberg), Christopher Hampton (el guionista) y yo hemos tenido mucha suerte teniendo acceso a ese material. Aunque cuando Freud se fue de Viena se llevó todos los libros y sus cosas a Inglaterra, y ahora en el Museo de Freud de Hampstead tienen hasta su silla. Pero para mí fue muy interesante poder pasear por la calle por la que él lo hacía, y lo que me gustó fue hacer la escena en la que saludo a Carl Jung (su alumno y psiquiatra, con el que entabla amistad y rivalidad en la película) en los mismos escalones que durante décadas la gente pisaba para ser analizada y escuchada por Freud. Antes de rodar fui un par de veces en invierno y en primavera para pasear por ahí, porque Freud paseaba todos los días para preparar su cuerpo y su mente antes de sentarse a trabajar durante horas, aunque lloviera.

--Creo que a usted también le gustan los paseos.

--Mucho. Lo hago todos los días, y de hecho esta mañana he madrugado para hacerlo cuando todavía hacía fresquito y la temperatura era agradable.

--¿Usted se ha psicoanalizado alguna vez? Especialmente habiéndose criado en Argentina.


--Pero yo me fui mucho antes de poder hacerlo (ríe), aunque en Argentina es algo enorme. En Buenos Aires es un tema de conversación constante, y si no has ido, alguien de tu familia es un terapeuta. Hace unos veinte años yo sí fui durante un corto periodo de tiempo y fue algo parecido a lo que hubiera sido con Freud. Básicamente es alguien escuchándote.

--¿Y le ayudó?


--Sí, me ayudó el hablar con alguien que no tenía ninguna implicación emocional con lo que yo le contaba. Simplemente me escuchaba, y eso me resultaba liberador.

--¿Qué opina de la relación de Freud y Carl Jung?


--Creo que sus ideas no eran tan distintas. Jung dijo: «Vamos a curar a la gente». Y Freud dijo: «No vamos a curarlos, pero al menos van a tener conciencia de lo que son y de lo que les ocurre, y así luego pueden actuar en consecuencia». Ambos intentaban hacer que la gente fuera consciente de lo que sentía, así que la idea de una confesión sin castigo, de escuchar, era una forma de demostrar que alguien te importa. Cuando Freud estudió en París, alguien le dijo: «El truco consiste en mirar algo durante mucho tiempo, una y otra vez, porque luego empezará a decirte algo. Hay muchos pacientes involucrados y algo te hablará a ti». Y Freud lo describió algo así como que, aunque una persona no diga nada, la verdad acabará saliendo a través de las yemas de sus dedos, de su piel, así que solo hay que prestar atención y escuchar. En cualquier relación afectiva, ya sea de padre e hijo, amigos o entre adultos, escuchar es nuestra cura del amor. Jung y Freud eran inteligentes y sus conflictos tienen más que ver con sus inseguridades personales. He hecho muchas otras películas, incluidas «Una historia de violencia» y «Promesas del Este», también de David, en la que la comunicación se daba más a través de los gestos que de las palabras. Aquí las palabras son más gestos que los gestos físicos. Hay fisicalidad en los personajes, sobre todo en el de Keira Knightley, y cada uno tiene su forma de controlarla y buscar su forma. Yo lo hice caminando, copiando información, sentándome, fumando puros...

--¿Cómo es su relación con David Cronenberg?


--Esta película fue una casualidad, y tuve suerte, porque Christopher Waltz («Malditos Bastardos», «Un dios salvaje», también a concurso en Venecia), iba a hacer de Freud y en el último momento decidió hacer otra cosa («Agua para elefantes»). Fue un golpe de suerte, como en «El señor de los anillos», algo inesperado que de pronto haces. Habiendo trabajado anteriormente dos veces con David y estando ambos en la misma página, en el sentido de que trabajamos igual y tenemos el mismo sentido del humor, para él fue mucho más fácil, y supongo que un alivio el saber que no tenía que empezar a conocer al actor de uno de los personajes principales. Por mi parte, sabía que estaba en buenas manos y que podía confiar en él.

--Tengo entendido que es usted muy pulcro.


--Bueno, soy muy desordenado en muchas cosas, pero hay dos cosas que siempre hago: lavo mi ropa y lavo los platos, y aunque todo esté desordenado, está limpio.

--Como David Beckham.


Seguro que es más ordenado que yo. ¿Parezco un desastre? La verdad es que lo lavo todo constantemente.

--Sé que es un forofo del fútbol y que su equipo es el argentino San Lorenzo, pero en España es del Madrid.


--Claro que sí. ¡Hala Madrid! Pero tengo que decir que Mourinho es el Otto Gross (personaje de la película que no reprime sus impulsos) de los técnicos. Cuando habla no se saben las consecuencias. Dice las cosas y no se sabe si es un loco o está calculando.

© ABC Periódico Electrónico S.L.U..

Print View Link to this newsitem

Venezia 68, Mortensen: «Il segreto di Freud? La cura attraverso l'amore»


Source: Best Movie.
Found By: Chrissie
Our thanks to Chrissie for the find. Here's an interview in Italian by Cristina Penco from the site Best Movie.
Quote:

L'attore di A Dangerous Method di David Cronenberg ha raccontato a Best Movie in che modo le teorie rivoluzionarie sull'inconscio lo hanno influenzato

001admit.jpg
© 2010 Editoriale Duesse S.p.A.
Viggo Mortensen si presenta a noi con lo stemma del San Lorenzo de Almagro appuntato sulla giacca. Anche la borsa rossa e blu lavorata ai ferri, dove l'attore tiene i suoi oggetti personali, è dedicata al club argentino di cui è un appassionato tifoso. Il completo grigio e la camicia blu fanno risaltare il suo sguardo placido e luminoso. È orgoglioso di aver fatto parte del cast di A Dangerous Method diretto da David Cronenberg [in Concorso a Venezia 68], in cui l'Aragorn del Signore degli Anelli interpreta Sigmund Freud, padre della psicoanalisi.

BEST MOVIE: Riprendendo il titolo del film, Lei segue un preciso metodo nella recitazione?
Viggo Mortensen: Per la parte di Freud, sicuramente ho utilizzato un approccio diverso da quanto ho fatto in precedenza per altri ruoli. Ma, in generale, mi piace pormi ogni volta sempre la stessa semplice domanda: cosa è accaduto dal momento che questa persona (il personaggio da interpretare, ndr) è nata fino a quando è morta o fino al momento presente; se essa è ancora viva... Indubbiamente, è una ricerca molto interessante, decisamente utile. Nel caso di Freud, era necessario capire, oltre alla psicoanalisi, anche il periodo storico in cui si svolgono i fatti e il contesto socioculturale in cui operò il dottore, in quella Vienna che allora era la capitale dell'Impero austro-ungarico.

BM: Accade anche all'attore di sperimentare una sorta di transfert nella relazione con il suo personaggio, come nel rapporto tra terapeuta e paziente?
Viggo Mortensen: Dopo le riprese di un film, alcuni colleghi affermano: "Ho sofferto un sacco, non potevo fare a meno di portarmi il lavoro a casa, ho rovinato il mio matrimonio"... A me non accade nulla di simile. Non che non ci tenga al mio lavoro, anzi. Beh, a volte, in passato mio figlio (Henry, avuto dalla ex moglie Exene Cervenka, cantante della punk band X, ndr) mi guardava mentre studiavo una parte e poi, spesso, in alcuni momenti si arrabbiava con me e mi riprendeva, facendomi notare per esempio che parlavo con un accento strano, ma io gli dicevo di non preoccuparsi... In generale per me imparare un ruolo implica un transfert positivo e incredibilmente utile, è un pretesto per imparare un sacco di cose nuove e guardare il mondo da un'altra prospettiva. Così come mi è accaduto ora interpretando Freud.

BM: Cosa pensa dell'opera di Freud?
Viggo Mortensen: Io credo che Freud volesse trovare una via, un metodo, appunto, per portare le persone a confessarsi senza essere puniti, proponendo dunque una cura attraverso l'amore... Penso che non ci sia una forma più grande di amore nei confronti di una persona dell'ascolto. Che si tratti di un bambino, di un amante o di un nemico... L'ascolto è il primo livello di amore. Se sei un buon attore, sei un buon ascoltatore, e lo stesso vale per i registi.

BM: È la terza volta che collabora con Cronenberg, dopo History of Violence e La promessa dell'assassino. Com'è cambiato nel tempo il vostro rapporto?
Viggo Mortensen: Cronenberg è un grande ascoltatore, molto attento ai dettagli. Lavorando a un film con lui si passa molto tempo insieme. Il nostro rapporto è migliorato negli anni. Raccontando una storia del genere sulla psicoanalisi e su due psicoanalisti del calibro di Freud e Jung, il rischio era realizzare qualcosa di noioso, con dialoghi lunghi e verbosi; invece non è accaduto. Lo avvertivo già durante la lavorazione: ero molto coinvolto a livello emozionale, anche nelle conversazioni che avevo con gli altri attori, soprattutto con Fassbender.

BM: Come artista e come uomo aveva già incontrato la psicoanalisi nella sua vita?
Viggo Mortensen: Certo, in realtà penso che sia qualcosa presente nella vita di tutti noi. Il modo in cui in cui leggiamo un libro, come ci relazioniamo alla famiglia, come guardiamo un film... tutto, ora, ha a che fare con le nuove idee introdotte da Freud e Jung. Perché le cose accadono? Perché mi sto comportando così? Perché sono così arrabbiato? Queste sono domande che noi oggi accettiamo come naturali e spontanee, ma all'epoca dei due medici non lo erano affatto. La nuova scienza di Freud è nata più o meno negli stessi anni del cinema ed entrambi hanno rivoluzionato la visione del mondo, creando qualcosa che prima non esisteva. Inoltre circa venti anni fa, per un breve periodo, sono stato in analisi. L'ho trovato un percorso interessante e utile.

BM: Dove la rivedremo prossimamente?
Viggo Mortensen: In On The Road (di Walter Salles, tratto dall'omonimo romanzo di Jack Kerouac, ndr), dove interpreto Old Bull Lee. Come è successo la prima volta che mi è stata proposta la parte di Freud, all'inizio non ero convinto di poter accostarmi a questo personaggio, ma poi i registi mi hanno rassicurato, dicendomi che avevo l'approccio giusto. Un tratto accomuna Freud a Old Bull Lee: gli altri li guardano con ammirazione, vogliono imparare da loro.

© 2010 Editoriale Duesse S.p.A.


Display options:
From:                
To:                
Categories:
Order by:        
Jump to page:
RSS feed for this page
Last edited: 26 May 2018 12:00:18